HISTORIQUE

La Révolte des vignerons en 1911 à Cumières

sentinelle armée gardant les vignes
sentinelle armée gardant les vignes

 

C’est durant une nuit fraiche de mars 1911, qu’une affiche est apposée entre l’église et la mairie de Cumières. Sur cette affiche, on peut y lire :

 

« Vignerons de la Marne, l’heure est grave !

Les intérêts de notre vignoble vont être impitoyablement sacrifiés.

Avant de périr, nous saurons faire notre devoir.

Nous connaissons ceux qui sont les causes de tout le mal.

Contre ces misérables fraudeurs, Soyons tous debout ! »

 

un cellier de stockage saccagé
un cellier de stockage saccagé

       Voilà un des évènements majeurs déclenchant la grande révolte des vignerons de la Marne. Depuis plusieurs mois déjà, la grogne montait, jusqu’à la colère.

          Peu avant, le 16 octobre 1910, la Fédération des Syndicats Viticoles de la Champagne organise une réunion de protestation à Epernay et près de 10 000 vignerons de la région sparnacienne hurlent « A bas la fraude ! A bas la bibine ! Gare aux fraudeurs ! »

 

        En effet, en Champagne, le début du XXe siècle est catastrophique : depuis 1894, le phylloxera détruit le vignoble, petit à petit (6500 Ha touchés sur les 30 000 plantés). Des conditions météorologiques exécrables achèvent de désespérer les petits producteurs, happés par la misère. Il n’y a plus assez de raisins en Champagne : au lieu d’accepter d’augmenter les prix, certaines Maisons choisissent de s’approvisionner hors de la zone d’appellation. Les vignerons champenois réagissent violemment. 

 

Dans plusieurs communes du vignoble, on décide, à partir de novembre 1910, la grève de l’impôt. Les vignerons s’en prennent aux transports de vins étrangers, percent quelques futs en gare ou dans les celliers, cassent quelques vitres, l’énervement grandit et, à chaque fois, on bat le rappel des vignerons, avec tocsin, sonnerie de clairon, tirs de fusées anti-grêle…

 

  Le 17 janvier 1911, à Damery, le village voisin, le chargement d’un camion est en totalité jeté dans la Marne, et les caves et cellier du négociant fraudeur sont mis à sac, par 2 000 à 3 000 vignerons en colère. Un incident analogue survient le lendemain  à Hautvillers. C’est alors que le préfet de la Marne ordonne le renforcement du 31ème régiment de Dragons d’Epernay, afin d’interdire les accès d’Epernay, monter la garde à la gare et chez les négociants et se répartir entre Damery, Venteuil, Cumières, Hautvillers et Aÿ. Ces évènements marquent le début de quelques 4 mois d’insurrection, et 9 mois d’occupation militaire.

 

  Le 10 février 1911, après maintes négociations, le gouvernement français adopte enfin des mesures, qui obligent tous produit viticole portant le mot « Champagne » à être issu de raisins et de vins provenant exclusivement de la zone délimitée. Cette zone n’incluait pas les vignobles de l’Aube. Les vignerons aubois, mécontents, vont alors tout faire pour en empêcher l’application, aidés par leur parlementaires, et des négociants fraudeurs.

 

  Le 11 avril, une motion du Sénat est votée pour mettre en application la loi assurant la répression de la fraude. Il n’en fallait pas plus pour mettre le feu aux poudres. Les producteurs marnais passent à l’action, et dans la nuit, saccagent les celliers et immeubles de plusieurs fraudeurs, ou supposés tels dans les villages de Damery, Dizy, et Aÿ.

 

A Epernay, les troupes se mettent en place (une brigade de cavalerie, trois compagnies et deux sections d’infanterie) protègent Epernay. A Aÿ, malgré quelques 600 militaires à cheval, les 6 000 vignerons insoumis parviennent à saccager et incendier plusieurs établissements. Dans les semaines qui suivirent le commandement militaire réussira à mater la révolte avec l’aide de 40 000 hommes de troupe… jusqu’aux vendanges. Entre temps, le 7 juin 1911, le département de l’Aube bénéficie, par décret, d’une appellation particulière « Basse Champagne ou Champagne 2ème zone » qui ne les satisfera pas au mieux se considérant traité en quelque sorte de parents pauvres qu’on tient à l’écart. Alors commencent la négociation pour de nouveaux projets de lois, avortée en raison de la 1ère guerre mondiale, qui reprendra en 1919 pour aboutir aux prémices de la délimitation de l’A.O.C du 22 juillet 1927.

 

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